mardi 10 septembre 2013

Rien à déclarer...

Je prends exceptionnellement le clavier aujourd'hui à la place de Sandrine car j'ai eu le grand privilège de passer la journée au sein du département des douanes de Delhi....un grand moment que je ne pourrai malheureusement vous décrire qu'avec des mots car il m’était strictement interdit de prendre la moindre photo.
Le rendez-vous a été pris à 11h ce matin avec le transitaire de la compagnie de déménagement qui commence par me prendre mon passeport en m'expliquant qu'il me le rendra "quand tout sera terminé".....c'est à dire vers 18h le soir ....mais ça, je ne le savais pas encore!!
Nous commençons par aller inspecter le container que nous avions quitté à Saint Maur le 17 juillet dernier ( voir premier post de ce blog...). Je vérifie que le scellé mis au départ est toujours bien en place, prouvant que le container n'a pas été ouvert. Il faut maintenant attendre la personne en charge de couper le scellé.... Il y a une seule personne habilitée pour cette tache et des milliers de containers tout autour...personne ne semble savoir où il est ni quand il passera de notre côté.
Le transitaire me suggère d'aller attendre dans une pièce climatisée un peu plus loin en me promettant de me prévenir dès que "l'homme à la pince" arrivera. Après plus d'une heure à attendre dehors par 39 degrés, sa proposition me semble excellente...La petite salle en question est meublée de 4 ou 5 canapés hors d'âge qui semblent littéralement avaler toute personne essayant de s'y asseoir. Mais bon, la fraîcheur de la clim justifie bien un petit mal de dos. L'homme à la pince finira par venir nous voir au bout d'une heure 30 environ et je peux enfin voir les portes du container s'ouvrir.
Fin de l'acte 1
A l’intérieur, tout a l'air en ordre et en bon état. Le feu vert est donc donné pour transférer le contenu du container dans le hangar d'inspection des douanes.
Le transfert des 219 colis prendra environ 2 heures. Tout est fait à la main et à l'aide de sorte de "brouettes" rafistolées de toutes part sur lesquelles sont entassées les colis. Il semble absolument impossible qu'un carton ne tombe pas de temps à autre...et les gens travaillent ici en sandalettes ou même en tongs...nous sommes bien loin des normes de sécurité en vigueur chez nous!
Ça y est, tout nos cartons sont maintenant entassés dans un coin de l'immense hangar. Celui-ci est plein à craquer de cartons et matériels de toute sorte en attente d'inspection. Je vous rappelle qu'ils sortent de 4 jours de crise car une grue est tombée jeudi dernier, tuant une personne. Du coup, les autres employés se sont mis en grève et ont manifesté assez violemment, cassant du matériel informatique et des bureaux pour protester contre leurs conditions de travail. J'avoue ne pas vraiment leurs en vouloir compte tenu de ce que j'ai pu voir aujourd'hui mais le résultat est que beaucoup de retard a été pris sur les inspections....retour dans la salle climatisée aux canapés mangeur d'hommes....
Fin de l'acte 2
Au bout d'un moment, on me fait comprendre qu'il serait finalement préférable d'attendre dans le hangar à côté de nos cartons pour saisir la moindre opportunité de passage de Mr l'INSPECTEUR. Il fait une chaleur insoutenable dans ce hangar en taule ondulée et sans aération mais bon...autant mettre toutes les chances de notre côté et éviter d'avoir à revenir le lendemain...Par miracle, ou grâce aux bonnes relations du transitaire, l'homme providentiel finira par venir vers 16h. Un "Mooossieur" très sur de lui arrive suivi d'un aréopage ne le lâchant pas d'une semelle. Il feuillette d'un air sérieux la liasse de papiers préparés par le transitaire et demande enfin à ouvrir un certain nombre de cartons, choisis au hasard. Pour finir, il signe la liasse de papier et s'en va. Le tout n'a pas duré plus de 10 minutes...mais le sauna est inclus dans le prix !
Fin de l'acte 3
Il faut maintenant calculer les droits de douanes...puis faire valider cela par une première personne ...puis une seconde...puis une troisième qui finira par tamponner mon passeport avant de me le rendre...Le tout prendra encore 2 bonnes heures alternant les bureaux surchauffés et la petite salle climatisée aux canapés toujours aussi affamés..... ( mais moins que moi qui n'ai rien avalé depuis le petit déjeuner...)
Mission accomplie : je repars donc vers 18h avec mon passeport en poche. Le transitaire va encore devoir se battre un peu pour obtenir le droit de recharger nos cartons dans son camion pour nous les livrer mais ce sera sans moi...je l'abandonne lâchement à cette tâche et retourne au bureau bosser un peu...
Fin...rien d'autre à déclarer !

lundi 9 septembre 2013

Les larmes de Ganesh sur Delhi ...

Quelle déception aujourd'hui : première pluie sur Delhi !
Nous n'avons vu que les larmes de Ganesh faute de convois de statues à son effigie, effectuant leur transhumance jusqu'à la rivière ou la mer ...
En effet, dans le Gujarat et Le Maharashtra, la fête de Ganesh est omniprésente...( ici, beaucoup moins...).Nous n'avons vu aucunes statues défilées dans les rues contrairement à nos amis vivant dans le Gujarat...qui peuvent les voir de très très près.
Le Maharashtra (un Etat de l'ouest de l'Inde) connaît une célébration importante du dieu, durant 10 jours et commençant au Ganesh Chaturthi. La fête a été créée par Bal Gangadhar Tilak dans le but d’exalter le sentiment nationaliste lorsque l’Inde était sous le joug anglais. La fête est très populaire et culmine le jour d’Anant Chaturdashi ( cette année le 9 novembre ) quand les mûrtis (icônes) du dieu sont immergés dans l’eau, ce qui, à Bombay, se fait dans la mer d'Arabie, et à Pune, dans la rivière Mula-Mutha.
Ganesh porte un grand nombre d’autres noms :
  • Ganapati : le chef des Ganas, 
  • Vinâyaka : le meilleur des guides, 
  • Gajânana : face d’éléphant, 
  • Gajâdhipa: le roi des éléphants, 
  • Vighneshvara : le maître des obstacles, 
  • Vighnahartā : celui qui évite et écarte les obstacles.

Les 12 noms en sanskrit les plus souvent utilisés pour les prières courtes sont
  • Sumukha : Celui qui a un beau visage, 
  • Ekadanta : Celui qui n'a qu'une seule défense, 
  • Kapila : Celui qui est rouge foncé, 
  • Gajakarnaka : Celui qui a des oreilles d'éléphant, 
  • Lambodara : Celui qui a un ventre proéminent, 
  • Vikata : Celui qui est imposant, 
  • Vighnanasha : le destructeur des obstacles, 
  • Ganadhipa : le maître des Ganas (des serviteurs de Shiva), 
  • Dhumraketu : Celui dont la bannière est grise, 
  • Ganadhyaksha : le chef des Ganas, 
  • Bhalachandra : Celui qui porte la lune sur son front, 
  • Gajânana : Celui qui a une tête d'éléphant.

(source Wikipedia)

dimanche 8 septembre 2013

Safety First...

Nos amis indiens ne semblent pas avoir le même sens de la sécurité que nous....
Lorsque nous prenions un verre avec notre ami François ( voir article précédent ), Thomas observait un groupe d'ouvriers en train de poncer et de peindre le plafond et il nous a fait remarquer que leurs cordes de sécurité ne servaient à rien car celles-ci étaient beaucoup plus longues que la hauteur de l'échafaudage....pas très utile en cas de chute !!

Aujourd'hui, à l'appartement, nous avons vérifié chaque robinet, chaque clim et ventilateurs....Et bien sûr, la balnéo de notre baignoire ne fonctionne pas, le cadre de douche de la chambre d'amis est tout cassé et ne tient que par l'opération du Saint Esprit ", les chauffes eaux sont ridiculement petits et l'un d'entre eux ne semble pas fonctionner et pour couronner le tout la clim du salon nous a laissé voir son goutte à goutte musicale au bout de 10 mn de fonctionnement !!
Vive les métiers du bâtiment !!

samedi 7 septembre 2013

Le sort s'acharne contre nous...

Nous venons d'apprendre qu'un grave accident est survenu à l’entrepôt des containers.
Une grue est tombée sur les bureaux de l'aire se stockage dont le notre faisait parti ( la bonne nouvelle de l'arrivée de notre container en avance fut malheureusement de courte durée...).
Bilan de la catastrophe : 1 mort et une grêve des employés !!
Les conditions de travail en Inde sont horribles et du coup, il y a eu ce dramatique accident. Je pense qu'en Inde , nous pouvons employer le mot "d'esclavage moderne" !
Les hommes sont sous payés, ils travaillent 6 ou 7 jours par semaine, respirent des produits toxiques, travaillent dans des espaces confinés, sont également mal considérés...
La misère est palpable à chaque coin de rue : le très riche côtoie le très pauvre....
C'est très perturbant pour nous européens, le choc visuel est important...

Pour le moment personne ne peut nous renseigner et nous sommes toujours bloqués à l'hôtel. Même s'il y a une piscine et qu'on nous fait le ménage, rien ne remplace un bon "chez soi " !
Les enfants trouvent le temps long et chacun rêve d'être dans son propre lit.

Ganesh, qui soulève tout les obstacles, nous viendra peut être en aide...lundi 9 septembre est justement le jour férié pour les indiens en célébration de Ganesh.
Malheureusement pour nous, les petits français auront cours lundi....donc pas de jour férié pour nous.

Mais si je vous contais un peu d'histoire...


Dans l’hindouismeGanesh,ou Pillayar ( dans le sud de l’Inde ), est le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. C’est le dieu qui lève les obstacles des illusions et de l'ignorance. Il est le fils de Shiva et Pârvatî, l’époux de Siddhi (le Succès), Buddhi (l'Intellect) et Riddhî (la Richesse).

Traditionnellement représenté avec un gros corps d'enfant de couleur rouge possédant généralement quatre bras et une tête d’éléphant à une seule défense, son vâhana ou véhicule est un rat ou une souris, Mûshika. Ce dernier symbolise parfois le dieu à lui seul, comme peut le faire le taureau blanc Nandi pour son père Shiva. Les deux se complètent, l’éléphant massif, puissant et réfléchi, le rat petit, mobile et malicieux, ont ainsi tous les atouts nécessaires pour résoudre les problèmes du monde.

Les histoires qui expliquent comment Ganesh obtient sa tête sont nombreuses et diverses. Souvent dérivées du Shiva Purâna, elles racontent que Shiva, rentrant d’une longue période de méditation dans l’Himalaya, trouva un jeune homme barrant la porte de sa maison pour l’empêcher d’entrer tandis que Pârvatî prenait son bain. Ce garçon était le fils que la (demi-)déesse s’était conçue, au moyen de la poussière et des onguents qu’elle avait raclés de sur sa peau, pour lui tenir compagnie durant sa solitude. Furieux de se voir interdire l’entrée de sa maison, Shiva sortit son épée et coupa la tête de son « fils » qui roula au loin et devint introuvable.
S’apercevant de cela, Pârvatî lui raconta toute l’histoire et, inconsolable, exigea qu’il redonne vie à son fils sur le champ. Shiva promit de remplacer la tête par celle de la première créature qui se présenterait, plus exactement par la tête du premier "enfant" hors de la vue de sa mère. Le premier être rencontré correspondant à cette description fut un éléphanteau dont la mère dormait en lui tournant le dos... Par cet acte, et bien que Ganesh ait été conçu sans lui, Shiva assume sa paternité. Cet épisode aurait, selon certains, une symbolique très précise : le fait qu'il faille "trancher la tête" pour accéder à la "shakti", c'est-à-dire que l'intellect doit "se retirer" pour faire place à l'énergie divine. Ce mythe est également très significatif sur la notion de maternité.

Selon une légende tamoule de Kânchîpuram, la tête d’éléphant serait due au fait que lors des ébats ayant conduit à la conception de l’enfant divin, Shiva et Uma (nom tamoul de Pârvatî) avaient adopté la forme d’un couple d’éléphants.

Dans une autre histoire, Pârvatî présenta leur fils à Shiva qui ouvrit son troisième œil et transforma sa tête en cendres. Pârvatî (ouBrahmâ) demanda alors de remplacer cette tête et, comme un éléphant vint à passer...
Pour ce qui est de la défense cassée, on raconte qu’une nuit Ganesh tomba de son rat et se cassa une défense. En voyant cela la lune éclata de rire. Ganesh lui lança alors la défense brisée, et depuis ce jour lors des processions en l’honneur de Ganesh on évite de regarder la lune. D'autres versions rapportent que la tête d'éléphant substituée à celle de l'enfant avait déjà une défense brisée.

( source Wikipedia )



vendredi 6 septembre 2013

1er contact avec l'administration indienne...

En tant qu'étranger, dans les 14 jours après notre arrivée, il faut aller s'enregistrer auprès des autorités indiennes, le FRRO, pour fournir notre adresse officielle.
L'établissement est conforme à ce que l'on découvre depuis notre arrivée : un immeuble entouré de voitures mal garées, de motos et de poubelles à l'air libre.
A l'intérieur tout est vieux et sale, les fauteuils datent d'une autre époque....j'ose à peine m’asseoir quand enfin une place se libère...
Je voulais immortaliser le moment sur la pellicule, mais interdiction de prendre des photos à l'intérieur.....j'oserai à la sortie prendre la pancarte.
La bureaucratie indienne n'a rien à envier à la notre ! Il faut y aller en famille après avoir reçu un rdv par internet. Nous avions donc rdv à 13h, en famille. L'employé à l'enregistrement doit nous voir visuellement. Heureusement, un collaborateur d'Alain nous a accompagné dans nos démarches.
Après avoir fourni 4 photos chacun et rempli 3 exemplaires de paperasse, nous avons commencé la longue attente.....2h plus tard, nous avons passé le premier bureau, les enfants sont affamés et épuisés, car nous sommes partis directement après l'école. J'avais acheté pour l'occasion 12 bananes et des gaufres, mais Miss Élodie a fait sa difficile et n'a mangé qu'une seule banane. Et maintenant son ventre crie famine...
Et c'est encore seulement 2h plus tard, qu'enfin, les enfants et moi passons devant l'examinateur qui nous fait signer le bordereau....nous fuyons laissant Alain le ventre vide, finir les derniers papiers....avant de retourner au bureau !
4 heures assis sur le même fauteuil crasseux nous a épuisé !

mercredi 4 septembre 2013

La machine enragée...

Aujourd’hui, je suis allée tester la machine à laver de l’appartement. Je ferme le hublot et je trouve qu’il y a du jeu. Je lance quand même et …je prie pour qu’il n’y ait pas de fuite. Le tuyau de sortie d’eau est directement planté dans une grille d’évacuation ... à l’indienne !
Je veille à côté et tout semble bien se dérouler. Je m’éloigne pour astiquer les placards et commencer à ranger les vêtements reçus par le fret aérien. Je retourne de temps en temps vérifier « la bête », rien d’anormal se produit . Quand tout à coup, j'ai l'impression d'un tremblement de terre : interloquée, je réalise que c'est peut-être la machine, je cours auprès d'elle et là qu'elle ne fut pas ma surprise de voir la machine transformée en "bête féroce" qui s'avance vers moi de côté !! A l'essorage, elle s'est complètement tournée et manque de briser les parois vitrées qui encadre la buanderie. J'essaye de maîtriser "la bête" malgré mon poignée fragilisé suite à une fracture faîte à Moscou. L'essorage n'est pas fini, j'hésite à appuyer sur le bouton "STOP", et je perd la bataille : dans un dernier rugissement elle bondit et arrache le câble électrique...."la bête " s'effondre et je respire enfin !
Cela m'a rappelé les films d'horreurs où les machines prennent vie et attaquent la population .
Je suis en nage, car il faisait quand même 30° dans l'appartement.
Nous savons déjà, que ce week end, mon tendre bricoleur essayera de dompter "la bête"!!

mardi 3 septembre 2013

La rentrée scolaire....

La rentrée a eu lieu ce matin à 10H30 pour Elodie et Thomas. Ils étaient assez impressionnés et Élodie avançait à reculons.....
La pauvre n'aime pas les rentrées scolaires dans un environnement inconnu et elle regrette énormément St Maur et ses copines...
Thomas a commencé fort par sa journée en anglais et heureusement pour Élodie les cours étaient en français.
En effet, nous avons la chance d'avoir "Le lycée français de Delhi " qui accueille les enfants de la maternelle au bac. Tous les niveaux sont agrées par l'éducation nationale. Et en bonus de la primaire jusqu'en 5eme, le cursus est bilingue anglais /français.
Ils ont une enseignante pour les cours en anglais et une autre en français, un jour sur deux.
Ils ont bien fait les choses en divisant les cours en 2 parties, par exemple l'histoire est en français et la géographie en anglais. La géometrie en français et les calculs en anglais etc.....
Nous espérons qu'au bout de leur cursus, ils parlent anglais couramment.