vendredi 25 octobre 2013

Recette en guise d'introduction...

Je vous fait partager cette recette tirée du guide du routard qui m'a beaucoup plu et que je trouve très vrai....mais c'est seulement une fois ici que l'on mesure la portée de cette recette !!!


Ingrédients :


Des pauvres en grande quantité, quelques riches très riches, une classe moyenne qui commence à compter, un bouquet garni de religions (beaucoup d'hindous, un peu moins de musulmans, quelques éléments chrétiens, des jaïns, des sikhs et des parsis), ds marxistes prochinois et d'autres prosoviètiques, le Mahatma Gandhi, Nerhu, le clan Ghandi, des vélos, une bombe atomique, un rouet....


Instruments :


Une démocratie qui fonctionne assez bien, un fanatisme religieux à portée de mains, quelques millénaires d'histoire, une colonisation anglaise.


Temps de préparation : 


De la préhistoire à nos jours. Diviser soigneusement tous les ingrédients en castes et sous castes, laisser mariner dans une chaleur étouffante, inonder régulièrement en luttant au coup par coup contre l’analphabétisme, rajouter de temps à autres du planning familial et modifier à chaque instant les proportions de la recette. De sanglantes émeutes se produisent à intervalles irréguliers. Laisser retomber. Servir bouillant, en décorant de quelques Maharajas et de vaches sacrées.


Conseils du Chef : 


Prévenez vos convives que cela pourra leur paraître difficile, voir incompréhensible, mais que les amateurs de surprises ne seront pas déçus .


A déguster frais avec des glaçons !












mardi 22 octobre 2013

KARWA CHAUTH.....

Ce festival est célébré avant Diwali, au mois de Karthik (octobre-novembre) et a lieu aujourd’hui, mardi 22 Octobre 2013


Karwa Chauth est un rituel d’origine hindoue du jeûne observé par les femmes mariées cherchant la longévité, le bien-être et la prospérité de leurs maris. Cette fête est aussi l’occasion de renouveler leur vœu de faire perdurer leur mariage de façon harmonieuse. Ce festival est populaire parmi les femmes mariées dans les régions du Nord de l'Inde, particulièrement a Delhi, dans l'Haryana, le Pendjab, le Rajasthan, l'Uttar Pradesh & le Gujarat
Le terme Chauth signifie le « quatrième jour » et Karwa, un pot de terre avec un bec - un symbole de paix et de prospérité qui est nécessaire pour les rituels.

Un rôle social

A une époque où la jeune mariée partait souvent vivre dans sa belle-famille loin de sa famille et où l’on ne disposait pas de moyens de communication tels qu’on les connaît aujourd’hui cette fête était aussi l’occasion de ne pas s’isoler socialement.

C’est en effet une occasion privilégiée de renforcer les liens avec sa belle-famille – notamment avec les femmes mariées de la famille -, et de rencontrer ses proches, amis, voisins, etc.

Aujourd’hui encore, avant Karwa Chauth, les femmes peignent des karwa qu’elles s’échangent entre elles le jour de la fête.

Les parents envoient des cadeaux à leurs filles mariées et le mari, touché par le geste de sa femme qui symbolise pour lui le respect et l’amour qu’elle lui porte, lui offre en général des cadeaux.

Lors de son premier Karwa Chauth, la jeune mariée reçoit une attention toute particulière. Sa belle-mère lui prépare le sargi, c’est-à-dire le repas qu’elle consommera avant d’entamer son jeûne, et elle se voit offrir de nombreux cadeaux. On la bénit pour que sa vie maritale demeure éternellement bienheureuse et elle se pare en général de sa tenue de mariée.

Le Rituel

Les femmes mariées gardent un jeûne strict et ne boivent pas une goutte d’eau alors que dans la majorité des jeûnes hindous, il est permis de boire du thé, du café, de l’eau, ainsi que de consommer des aliments spéciaux (fruits, pommes de terre, etc.).

Les femmes se lèvent tôt le matin, exécutent leurs ablutions. Elles portent de nouveaux vêtements, s’ornent de bijoux, se maquillent et appliquent du mehendi sur les mains (henné, considéré comme propice pour les femmes mariées).

Shiva, Parvati et leur fils Kartikeya sont adorés ce jour avec les 10 karwa (pots de terre) remplis de bonbons.

A l’occasion du vrat, le jeûne, un kalash (petit récipient) est rempli avec de l’eau ou du lait. Dans ce kalash est placé Ratna (cinq morceaux de différents métaux : or, argent, cuivre, laiton et fer). Le kalash est alors présenté à un Brahmane et également échangé avec d’autres femmes mariées. Tout en présentant le kalash, une prière est offerte au seigneur Ganesh : « laissez les présents de ce kalash apporter la longue vie à mon mari et rendre mon saubhagya éternel. Faites que ma mort précède celle de mon mari de sorte que je puisse entrer dans le chitaa (bûcher) en tant que jeune mariée (pas en tant que veuve) ». Durant cette journée, les femmes se racontent les histoires mythologiques liées à cette fête et chantent des hymnes spéciaux.

Le jeûne commence avant le lever du soleil et s’achève seulement après des prières d’adoration de la lune faites pendant la nuit.

Il est rompu une fois que la lune est aperçue et que les rituels pendant la journée ont été respectés. Quand la lune apparaît, les femmes coupent leur jeûne après avoir offert de l’eau à la lune. La première chose qu’une femme doit voir après avoir regardé la lune est son mari.










Happy Karwa Chauth !

samedi 19 octobre 2013

La grande légende de Rama et Sita....



Dans la classe d’Élodie, la maîtresse a décidé d'étudier la légende de Rama et Sita.
Je vous en avais parlé lors du Festival de Dusserha qui fête justement la victoire de Rama ( le bien ) sur Ravana ( qui incarne le mal ).











C'est une légende qui vient de loin : la longue histoire de Rama et Sita, constitue le Râmâyana. En Sanscrit, langue ancienne de l'Inde, cela signifie la marche de Rama. Dans une grande partie de l'Asie, de l'Inde à l'Indonésie, le Râmâyana est connu de tous, adultes et enfants. Il est conté par une foule d'acteurs, de marionnettes ou d'ombres animés. Ce long poème épique de 24 000 vers est l'un des deux récits fondateurs de la culture indienne. S'y exprime la vision de l'univers propre à la tradition hindoue. 
Patrice Favaro a choisi les pages les plus marquantes de cette grande épopée. 
Il est né à Nice, d’origine italienne, journaliste, compositeur, luthier, auteur de théâtre, metteur en scène et comédien, il a publié son premier ouvrage en 1994. Ses activités et ses voyages l’ont amené en Inde, des versants himalayens à la plaine du Gange, en passant par Pondichéry. Il vit dans les Hautes Alpes.

Le récit est écrit à la première personne du présent. Le vocabulaire est riche et soutenu. L'auteur utilise des figures de style: la comparaison, la métaphore. Le discours direct donne une forme de vivacité et d'authenticité au récit. Le présent, temps des conteurs donne au récit, une vivacité et une actualité. 


Présentation

Au soir de son règne, le Roi Dasharatha, désespérait d'avoir un fils, quand ses trois épouses lui en donnèrent quatre.
Quatre princes , nés à quelques heures d'intervalle. Rama est l’aîné, il est aimé de tous et sa bravoure est pareille à un torrent puissant et sa sagesse est aussi profonde que l'océan...
Lakshama, son jeune frère qui l'admire le suivrait partout quoiqu'il arrive.
Rama et Sita s'aiment passionément. Sita a pour mère, la déesse de la terre et elle en possède la beauté.
A la veille du couronnement de Rama, une servante bossue jette un sort à l'une des trois reines. Elle effraie la reine en lui disant qu'une fois devenu roi, Rama se débarrassera de ses 3 frères. Son propre fils, Bharata, sera alors en danger de mort...
Elle joue de tout son charme et persuade le vieux roi, de chasser Rama et de couronner Bharata. 
Rama est donc, condamné à vivre dans une forêt lointaine durant 14 années.
Bharata par loyauté envers son frère refuse le trône et demande à Rama de rester et de se faire couronner.
Mais Rama accepte la décision de son père ....il part avec Sita et son frère Lakshama....
Pendant quatorze années, il va déjouer les milles ruses des démons et affronter sur la terre ou la mer d'étranges créatures. Avec l'aide de l'armée des singes et de leur roi Hanuman, il va même combattre Ravana, l'invincible ogre à dix têtes, qui a pris au piège sa lumineuse Sita. Lakshmana, le frère fidèle qui a choisi d'accompagner Rama dans ces épreuves, nous fait vivre cette incroyable épopée fondatrice de la culture indienne, qu' on ne cesse de se raconter aujourd'hui encore, de Delhi à Bali.

vendredi 18 octobre 2013

Cuisine du Cachemire....

J'ai eu la chance de participer à mon premier cours de cuisine du Cachemire, chez  Manju.
Manju est une indienne francophone qui nous fait partager ses différents savoirs depuis des années. En effet, elle donne des cours d'Hindi le lundi et des cours de Danse Bollywood le vendredi.
Je participe d'ailleurs au cours de Danse Bollywood, tous les vendredis matins depuis 3 semaines. C'est assez rigolo et cela nous fait bien travailler notre cardio !!
Je dois encore faire des efforts d'assouplissement, mais nous passons un bon moment entre nous...
Nous dansons sur la musique de Fevicol, du film Bollywood : Dabangg 2.....

Je vous encourage à voir la BA du film....


et la scène de danse (un peu floue sur youtube mais je n'ai pas trouvé mieux...)



Le héros du film est un shérif à côté du quel James Bond, Zorro, Batman ou Superman feraient pâle figure  ...c’est dire !!!
Et la danseuse Kareena Kapoor, est super belle et danse très bien dans le clip....je dois dire que nous essayons de l'imiter, mais je ne comprends pas pourquoi, cela ne donne pas le même résultat !!

Mais bon, revenons à notre cuisine du Cachemire....
Au préalable, je dois vous dire qu'ils utilisent la même base pour la plupart de leurs marinades et de leurs sauces.


Kebab de Mouton
(sorte de petits boudins)


500 gr de mouton haché très fin

pour la marinade :

- gingembre en poudre : 1/2 cuil à café
- anis en poudre : 1/2 cuil à café
- 1/2 cuil à café de sel
- Garam Massala (  en poudre : 1/2 cuil à café de cardamone noir, 1/2 cuil à café de poivre noir en grain,      1cuil à café de clou de girofle, 1 cuil à café de canelle en poudre )
- yaourth : 2 cuil à café
- gingembre rapé : 1 cuil à café
- huile de moutarde : 1 cuil à café


Dans un saladier mettre le mouton et tous les ingrédients. Mélanger bien 5 mn et réserver dans le frigo 5mn.

Faire des petites boules de mouton avec les mains mouillées et réaliser des boudins.

Faire revenir dans la poële 2 cuil à soupe d'huile de moutarde + cardamone noir + feuille de laurier + Canelle + clou de girfofle  + poivre noir entier

Puis rajouter  300ml d'eau et 3 cuil à soupe de Garam Massala et remuer doucement les Kebab.
Couvrir pendant 30 mn et ensuite cuire 10mn sans le couvercle.

C'est prêt ...


Le Paneer
 ( le fromage indien )


Nous avons appris à faire du Paneer, sorte de mozzarella....à la façon du Cachemire....
Prendre 1/2 L de lait et le porter à ébullition, quand cela frémit, rajouter 1 citron pressé et touiller...cela donne du lait caillé qu 'il faut tamiser et ce qui reste dans le tamis est le Paneer. Il suffit de le mettre dans un torchon, de le presser et de le laisser refroidir.
Le lait filtré, appelé aussi "petit lait" peut se garder et vous pouvez le cuisiner en potage, il contient beaucoup de protéines.
En soit, cela n'a pas tellement de goût, c'est pour cela qu'il faut le cuisiner.
Dans un wok, chauffer l'huile de moutarde et rajouter la cannelle, les clous de girofle, la cardamone noire, la feuille de laurier.
Ensuite, rajouter le Paneer, 1/2 cuil. à café de gingembre en poudre, 1/2 cuil. à café d'anis en poudre, 1/2 cuil. à café de sel, 1/2 cuil. à café de Garam Massala et  de l'eau.
Faire cuire 5 mn et déguster.


Légumes composés


Ingrédients

Choux fleur
Carottes
Haricots verts
Poivron vert
Cumin
Sel
Curcuma en poudre
Garam masala
Huile de moutarde


Lavez et coupez les légumes en morceaux, faîtes les blanchir.
Dans un wok faîtes chauffer l'huile et faîtes revenir le cumin, y ajouter les légumes, le sel, le curcuma et le Garam Masala.
Faire cuire pendant 2 ou 3 mn.
Servir chaud.

Et voila le résultat à la maison... 
Bon Appétit !!








mercredi 16 octobre 2013

Le Lukshmi Vilas Palace....



Je reprends enfin "la plume" pour vous conter notre dernière journée à Vadodara, chez nos amis Agnès et Nicolas...

Après notre folle nuit dansante à L'United Way, nous avons repris des forces pour aller visiter le Palais du Maharadja de Vadodara...

Le palais de Lukshmi Vilas est une construction extravagante et magnifique de l'école Indo-Saraceni, construit par le Maharadjah Sayajirao Gaekwad III en 1890. Charles Mant en fut l'architecte.

Il est réputé pour avoir été le plus grand logement privé construit jusqu'à l'époque, quatre fois la taille du Palais de Buckingham. Au moment de la construction, il possédait les équipements les plus modernes de l'époque comme des ascenseurs et l'intérieur rappelle un grand manoir européen. Nous n'avons malheureusement pas eu l'autorisation de prendre des photo à l'intérieur.

Il reste la résidence de la Famille Royale, qui continue a être tenue en haute estime par les résidents de Vadodara. 





Le Maharadja possède même son propre golf, ouvert à quelques membres



La famille Royale habite dans la partie de droite



Palais vu de côté




Nous avons également pu admirer le Stepwel du Palais... 

Les Stepwels ou Bâoli sont des puits a degrés très courants en Inde. Le plus célèbre est celui de Rani Ki Vav de Patan, dans le Gujarat, datant du XI eme siècle. 

Le Raniji Ki Baori de Bundi, dans le Rajasthan (1699) est connu pour ses formes complexes richement décorées de peintures ou de sculptures de tailles impressionnantes.

Les bâolis sont utilisés tant pour des raisons religieuses et rituelles, permettant les ablutions et les bains rituels que comme source d'approvisionnement en eau.

Dans le sud de l'Inde et au Sri Lanka, ils portent le nom générique de tank et celui de Baray au Cambodge.
 
Le stepwel du Palais









Le Rani Ki Vav, dans le Gujarat

Le Raniji Ki Baori de Bûndî




Le Baoli Chand, à Abhaneri, dans le Rajasthan


Ugrasen, à Delhi









dimanche 13 octobre 2013

Enfin des livres Français à Delhi....

L'ambassadeur de France a inauguré samedi dernier la section française à L'oxford Book Store de Connaught Place, N block-81.
Une belle sélection de + de 400 livres est désormais disponible pour les lecteurs français ou francophiles, jeunes ou adultes. 
Le top du top : une section enfants a été spécialement aménagée avec une jolie moquette pour le confort de nos loulous.
Et en prime, la possibilité de prendre son café et sa viennoiserie dans une ambiance fort sympathique.
Cela promet de bonnes lectures en perspective....

Festival de Dussehra....

Cette fête célèbre la victoire du Bien (incarné par Rama) sur le Mal (Ravana), d’après la légende du Rāmāyana. Pour mémoire, le Ramayana est l'un des trois livres sacrés de l'hindouisme. Ravana, roi du Lanka, enleva Sita, l'épouse du dieu Rama et la séquestra, sur son île. Pour la délivrer, rama fit alliance avec le Dieu des singes et de son ministre Hanuman. Au terme d'une longue bataille qui opposa les singes et les démons, Ravana fut tué par Rama.

 C’est une fête qui a lieu dans toute l’Inde, mais surtout à Delhi (où la fête est appelée Ram-Lila) et dans les États de Kullu et Mysore. Elle revêt différentes formes selon les régions, et de nombreuses foires sont organisées. C’est aussi pour les Indiens l’occasion de célébrer l’arrivée de l’hiver après une été torride.
Dans le Nord, on voit surtout des représentations de la légende Rāmāyana retraçant le combat ancestral. Du vrai théâtre indien populaire. La fin est marquée (à Delhi particulièrement) par la destruction à coups de pétards et de feux d’artifice d’un grand fantoche du diable Rāvana à 10 têtes.
Dans le Sud, on étale ses collections de poupées de bois ou d’argile. C’est à Mysore (dans le Karnataka) que la fête est la plus impressionnante : parades d’éléphants, danses, défilés et le maharajah en tête de la procession.
Dans l’Est de l'Inde enfin, on s’adresse particulièrement à la déesse Durga, celle qui a 10 bras et une arme différente dans chaque main.

HAPPY VIJAYADASAMI 2013 !